Colette Grandgérard

 

Colette Grandgérard

 

Colette Grandgérard est centrée sur un questionnement des rapports de l’être humain au monde, son approche croise une pluralité de techniques — dessin, sculpture, sérigraphie, peinture...— et une diversité de matériaux — papier, grillage, herbe, tissus, bronze, latex, paraffine…

L’origine de l’installation qu’elle présente est liée à la disparition d’un cimetière du 19ème siècle d’un village de l’Est de la France.

En réaction à la vision matérialiste qui prévaut désormais dans notre culture, elle a imaginé un autre cimetière. Il en décline le vocabulaire élémentaire et tend à redonner vie aux noms. Cosmopolite, il rassemble des plaques mortuaires ayant échappées à la destruction et récupérées en France, ainsi que des plaques africaines.

Incarnation du poil, l’herbe symbolise le corps, préoccupation constante dans son travail, et suggère également le mouvement de la vie, sa poétique. La chaussure à talon est un pied de nez à des travaux plus anciens : elle évoque la cuisse de poulet renversée, mais aussi la tradition présente dans certaines cultures juives dans lesquelles les chaussures des défuntes sont sectionnées.

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